Entretien des joints en caoutchouc en milieu industriel

Les joints en caoutchouc sont incontournables pour garantir l’étanchéité du matériel industriel, dans presque tous les secteurs. Leur présence implique donc un entretien régulier. Toutefois, certains d’entre eux nécessitent des soins particuliers, surtout concernant les joints EPDM, PTFE et Viton. Leurs caractéristiques requièrent l’usage de substances bien définies pour assurer leur longévité. Voici quelques conseils d’entretien.

Entretien des joints EPDM et PTFE

Le joint éthylène-propylène-diène monomère (EPDM) sert surtout de joint d’étanchéité dans divers domaines : les appareils électroménagers (lave-linge et lave-vaisselle), la robinetterie, la toiture, l’automobile.

Grâce à sa résistance, il est tout indiqué pour les milieux acides et les environnements à très haute ou basse température. Il permet également le transport de fluides spécifiques, tels les liquides de frein et d’autres fluides hydrauliques similaires peu inflammables. Par contre, le joint EPDM est sensible aux hydrocarbures chlorés, aromatiques et aliphatiques. En revanche, pour éviter que le joint ne se dessèche et ne se détériore, vous pouvez l’enduire de vaseline ou de silicone.

Les joints en polyétrafluoroéthylène (PTFE) sont particulièrement résistants aux produits chimiques, aux températures élevées (même au-delà de 250 °C) ainsi qu’aux fortes pressions (jusqu’à 100 bars). Ils sont utilisés dans les chaudières à gaz et l’industrie alimentaire. Il existe dans les magasins spécialisés des produits conçus pour leur entretien. Ce type de joint s’avère particulièrement délicat en raison de la nature des matières acheminées.

Entretien du joint Viton

Le joint Viton est surtout utilisé pour garantir l’étanchéité en milieu industriel. Il se présente sous trois formes : nitrile NBR, fluorocarbones FKM et FPM.

Le joint vert FPM permet le transport de gaz ou des hydrocarbures aromatiques et aliphatiques comme le propane, le butane et l’essence. Il résiste également aux fluides de type HFA, HFB et HFC. Il peut supporter des températures élevées, jusqu’à 250 °C. En revanche, il se détériore au contact des cétones et des liquides difficilement inflammables.

Le joint Viton noir NBR est mécaniquement plus résistant, mais ne peut supporter une température supérieure à 110 °C. Il ne résiste pas non plus aux liquides difficilement inflammables, hydrocarbures chlorés, esters et solvants polaires.

Pour entretenir les joints FPM et NBR, il faut les nettoyer à l’aide d’un solvant et d’un papier net sans poussière, puis les frotter avec de l’huile ou de la graisse.

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